Calendrier

Janvier 2012
LunMarMerJeuVenSamDim
 << < > >>
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     

Qui est en ligne?

Membre: 0
Visiteur: 1

Annonce

rss Syndication

Archives

Liens

     

    10 Sep 2007 

    Bienvenue

    Félicitation, la création de votre blog est réussie !

    C’est en accédant à l’administration de votre blog que vous pouvez gérer toutes les options de votre blog. Si vous n’avez jamais administré de blog, utilisez le mode simple (situé en haut à droite). Pour les plus confirmés d’entre vous, le mode avancé vous offrira de nombreuses possibilités.

    Pour accéder à l’administration de votre blog:
    1. Identifiez-vous dans le menu de droite à la rubrique Profil (située en bas de page)
    2. Connectez-vous avec le nom d’utilisateur : Admin et votre mot de passe (celui que vous avez choisi lors de la création du blog)
    3. Une fois connecté, cliquez sur le lien ’Administration’, situé dans le menu de droite à la rubrique Profil.
    Admin · 517 vues · 1 commentaire
    Catégories: Première catégorie
    10 Sep 2007 

    Pétra - le testament des korrigans - Début du roman - paru le 19.6.2007

    Début du roman L’âpre vent de l’océan auréole la lande d’une   bruine embaumée d’eau salée dont les  gouttelettes imprègnent les lèvres.

    Subitement, à l’ouvert de la baie, surgit une lumière blanche, une sorte de pinceau lumineux qui semble jaillir d’un œil cyclopéen. C’est le phare allumé à la proue de quelque chalutier faisant route vers Rockall. Cette lumière grandit, grandit, occultant tout entier le bateau rivé à sa trace. Ce n’est que lorsque celui-ci arrive à la hauteur de Pétra, avec sa coursive et ses hublots lumineux, qu’il lui est donné de l’apercevoir. Trapu et muet, il laboure un sillage sur l’eau vert d’encre. Cela défile avec une majestueuse lenteur. Il ne reste presque plus rien dans la minute qui suit de cette apparition. Mais à peine la brume s’est-elle refaite qu’une nouvelle lueur naissante annonce un autre morutier. Ils passent, ils passent, ils sont passés.

    De ces tableaux changeants, Pétra en fait très vite son oubli - ce soir-là, avant même d’avoir rejoint la large porte en ogive du manoir.

    Désormais, elle ne sait plus observer, vivre un fait, sans commencer par oublier. Elle ne saurait même plus évoquer, dans la pénombre qui approche, propice aux fantômes, son propre fantôme, jumeau très cher de son passé, un fantôme mille fois plus vivant, mille fois plus tangible que toutes ces humaines présences avec qui elle est encore, pour un temps, contrainte de vivre à Castlereagh, ou, du moins faire semblant.

    Au cours de ses journées, muette et lointaine, ni triste ni gaie, lady Pétra attend elle ne sait quoi sans parvenir à occuper son esprit, ni par la lecture ni par le dessin ou le piano. Lors de longues promenades à cheval ou à pied, dans les rares échanges qu’elle peut avoir avec les domestiques, elle se contente le plus souvent de rompre leurs pourparlers par un doux sourire, comme pour rassurer. Elle reste si longtemps seule qu’il lui est difficile de parler sans embarras, même de banalités.

    En dépit des horizons grisâtres, des écumes de la mer, ici, le vert commande. Toutes les nuances de vert : le vert jade et lumineux de la baie qui devient vert glauque par brouillard, le vert velouté des mousses et des océans de fougères, le vert olive des herbes rases, et puis deux autres verts au moins, le vert céladon des prairies, soutachées par le trait vert feuille des haies, contemplées depuis les croupes émeraude des monts du Caha, et aussi, s’il pleut, mille autres verts de l’herbe mouillée et grasse.

    Au sommet du tertre d’en haut, appelé Mag Tured,  la frêle croix celtique prisonnière de cercles un peu magiques se rattache à des pierres levées, jonchées çà et là.

    Le cœur battant, les yeux immenses, Pétra croit discerner dans le cercle de Gwenwed - le plus au centre de la croix de granit -, un regard probable, deux auréoles de lumière diaphane qui, dans la pénombre multicolore du crépuscule, trouble son errance.

    Ce prodige, qui d’invisible, se rend tout à fait perceptible, lui paraît du déjà vu. À maintes reprises elle s’est sentie épiée par cette sorte de présence et d’yeux qui percent l’obscurité. C’était au crépuscule. Alors qu’elle marchait au clair de lune naissant, livrée à de sombres réflexions, elle s’était sentie guettée, et avait surpris cet insondable regard qui s’attachait sur elle et semblait déchiffrer ses plus secrètes pensées.[...]

      

    10 Sep 2007 

    Pétra - le testament des korrigans - Extrait du roman - paru le 19.6.2007

    Humeur : Souriante
    Extrait du roman Pétra 

      [...] Elle guette le moindre bruit en provenance du couloir, rejointe par ses préoccupations.

    Elle aurait tant voulu leur dire à tous ces vivants qu’elle a toujours su. Elle ne se demande pas pourquoi, mais elle a toujours su.

    Un remue-ménage inhabituel bouleverse le couloir. Il fait soudainement chaud, très chaud. Une puissante clarté jaillit dans la panse de pénombre, aveuglante, stupéfiante. Cette chaleur l’écrase, la cloue au lit. Rien ne peut la distraire de ce qui va suivre. Elle sent monter en elle une peur. Une vieille peur ancestrale, mêlée à des relents d’enfance. Un grondement sourd la fait sursauter. Elle croit à un orage, une rafale de pluie qui s’écrase sur la vitre. Des rais de lumière se tordent sur les parois de la chambre, musardent et rampent dans chaque recoin. Un néant de splendeur tourbillonne autour du ciel de lit en organdi blanc. Pétra est obnubilée par le phénomène, écrasée par sa dimension surnaturelle. Son expression tendue, inquiète, ne doit rien à ses pensées. L’angoisse perle ses tempes. L’entité ! Elle lui est destinée, et elle veut que Pétra la perçoive. Aussi écrasante de pâleur, aussi moribonde qu’un vide blanc, elle prend possession d’elle entre deux seuils d’éveil ; désunit l’esprit de son corps. « Faut-il être morte vive et visitée par le monde d’outre-tombe » ?

    Un cavalier arrive, sans visage, portant le foudre et chevauchant une créature monstrueuse dont les pattes sont remplacées par une queue de dragon. Une meute de chiens rouges le suit. La chambre se met à tournoyer et prend des proportions gigantesques. Les parois oscillent, se déforment, se dilatent. Le cavalier se montre avec un bouquet de chardons. Les bractées sont magnifiques. Sa voix est d’une grande sérénité. « Je viens de la sphère d’Anwn. Je suis un messager de Pwyll, allié des fils de Llyr contre ceux de Dôn. Mon maître est assis sur le tertre enchanté d’Arberth où se produisent toujours des prodiges. Il règne en seigneur de la mort. »

    Le souffle chaud agite les objets dans la pièce. Un vase de porcelaine se renverse mais ne se brise pas, une gravure se décroche du mur, un napperon flotte dans l’espace confiné. La voix s’échappe à nouveau de la silhouette spectrale avec une tonalité inédite, et clame la même supplication : « Lady Pétra, ils t’adjurent d’accomplir les signes de justice… va, déplace-toi, lire le septième manuscrit. » Tout ce que le spectre n’a pas dit lui est parvenu dans ces mots. Le septième manuscrit, le septième manuscrit, une comptine engluée au fond de sa cervelle. Pétra soliloque : « Mais pourquoi mon esprit participe-t-il si peu ? Je me laisse envahir, inerte ! Pourquoi m’entêter à rester d’un seul côté des apparences ? Au nom de quoi ? »

    Alors Pétra, entourée d’un voile diaphane et aérien, part se réfugier dans la grande bibliothèque, avec une fulgurance sans égale – du moins, en a-t-elle l’illusion. La chandelle s’éteint au moment où elle atteint un rayon de livres anciens – des incunables -, et elle a si peur qu’elle se met à crier. Pendant un instant tout n’est que confusion dans l’obscurité qu’elle visualise. Une flamme jaillit et rallume la bougie. Pétra l’enveloppe de sa paume libre. Rien, ni la chaleur ni la douleur ne l’atteignent. Elle n’ose ouvrir les yeux, se demande avec crainte quel visage elle va voir. « Seulement Hilda », se dit-elle, « personne d’autre que miss Hilda, parce que personne d’autre ne doit jamais savoir ».

    Mais elle sait que ce n’est pas miss Hilda qui peut être à ses côtés, car elle a regagné Kingstown. « Non ! » hurle-t-elle, fermant les yeux. Mais il est trop tard. Quelqu’un ricane d’une ironie mauvaise, se moque de son échec, clame son insuffisance au monde.

    « Non, non, non ! » hurle-t-elle encore, tandis qu’elle émerge de sa semi-conscience, au bord de la crise de nerfs, retrouve la vision subite du réel et des objets.[...]
    10 Sep 2007 

    Le verbe démasqué - Essai - Extrait de l'avant-propos.

    Publié le 10/06/2007 à 16:00
    Par liresaintcricq
    Humeur : Souriante

    Il convenait dans ce livre, de mener à bien une tâche fort prenante mais ardue
     et pleine d'embûches... proposer à l'attention de tout un chacun une réflexion
    sur des versets du Saint Coran choisis pour leur lisibilité exemplaire et leur valeur emblématique. [...]
    Ce travail ne veut avoir d'autre ambition que d'apporter ici un témoignage et
    faire partager un ressenti, nourris l'un et l'autre comme une mémoire à distance
    de la modeste expérience de l'arabisant et du traducteur.
     Apporter ici un témoignage sur l'essence du texte coranique, sa prééminence
    inaliénable comme code divin du musulman au quotidien, enfin et surtout, fournir
    avec l'acuité et la perception des mots du texte en arabe distinct, sans une
    lecture littéraliste, une exposition lucide des implications éthiques, philosophiques, sociales et culturelles du Coran et donc de l'islam qu'il induit dans les affaires de
    la cité;[...] Résolument chevillé au texte en arabe distinct de style naskhri de
    l'admirable version d'un Coran égyptien établie à partir de la tradition orale des
    Qirâ'ât ou psalmodies, retenue par le savant et docteur Mahmoud Azab,considérée comme l'une des plus scupuleuses, je me suis efforcé de ne point être le lecteur
    d'un seul livre afin de mener cette étude avec discernement, sans projectin de jugements à priori et dans un esprit consensuel.[...]
    [...]" Songe, écrivait Ptahhotep il y a cinq mille ans, que tu peux rencontrer dans
    un conseil l'opposition d'un spécialiste. Il est fou de vouloir parler de tout."

    Le pieux musulman déplorera que je n'aie fait qu'égratigner légèrement l'épaisseur
    du texte coranique eu égard à la richesse et au nombre des versets qui le
    constituent. Le lettré de langue arabe, cette belle langue du dad, qui lira cet essai envisagera avec un sourire indulgent les emprunts trop brefs et sans doute
    subjectifs faits aux trésors de la pensée et de la littérature arabe.

    Reste avec la dimension de l'oeuvre réduite à cinquante-six versets, l'intérêt de
    mettre en exergue les parties du texte dogmatique concernant la langue de l'arabe distinct, langue réputée incréée ou précréée; la question de l'unicité de Dieu; la résurrection; les parties du texte normatif concernant les rapports avec les judéo-chrétiens, le jihad, les femmes, la répudiation, le port du voile, la polygamie, les
    interdits alimentaires, l'hospitalité, autant d'injonctions et de préceptes qui
    redéfinissent l'approche des réalités sociales[...]
    [...] en dépit de nombreuses insuffisances qui ne peuvent manquer de marquer
    un tel ouvrage, il pourrait être de quelque utilité à ceux à qui l'intérêt pour la chose religieuse et la curiosité en général pour l'histoire des religions ont inculqué le désir
    de voir la pratique du culte se faire avec raison; il pourrait être de quelque utilité
    à ceux dont l'esprit critique et le libre arbitre ont inculqué le désir d'appréhender la question de Dieu hors de toute pensée dogmatique; il pourrait être enfin de quelque utilité à ceux qui, nombreux, souhaitent ardemment voir la religion se cantonner
    à la sphère privée et très intime de la conscience de chacun.[...]