Un des lieux de ma jeunesse; La plaine du Zaghouan.
Trés jeune, sur les talons de mes deux grands-parents, je me suis hasardé parmi les grouillements rouge et blanc des chéchias et des gandouras, ordonnées sous les perspectives ocellées d'or des grands champs de blé du Tell tunisien.
Ceux-ci, par un itinéraire plus réel que ceux des atlas, m'ont poussé sur les pistes du bled qui rejoignent les sombres rocs taillés du djebel Zaghouan, les ruines éblouissantes de Thuburbo Majus, de Carthage, les sols gorgés de sel de la sebkhet Sijoumi et Ariana.
Sous les ciels aux gloires carminées paissaient les moutons et les dromadaires chevelus d'antiquesdescendances.